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  • #7586
    webmasterwebmaster
    Maître des clés

      petite contribution en ce jour de souvenir. discour de Charles de gaulle du 6 Juin

      La bataille suprême est engagée. Après tant de combats, de fureur, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France. D’immenses moyens d’attaque, c’est-à-dire, pour nous, de secours, ont commencé à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre. Devant ce dernier bastion de l’Europe, à l’Ouest, fut arrêtée, naguère, la marée de l’oppression allemande. Il est, aujourd’hui, la base de départ de l’offensive de la liberté. La France, submergée depuis quatre ans mais non point réduite ni vaincue, la France est debout pour y prendre part. Pour les fils de France, où qu’ils soient, quels qu’ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre, par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi, l’ennemi qui écrase et souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré. L’ennemi va tout faire pour échapper à son destin. Il va s’acharner à tenir notre sol aussi longtemps que possible. Mais il y a beau temps, déjà, qu’il n’est plus qu’un fauve qui recule de Stalingrad à Tarnopol, des bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome. Il a pris, maintenant, l’habitude de la défaite. Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. C’est ainsi que nous avons, depuis quinze cent ans, gagné chacune de nos victoires. C’est ainsi que nous gagnerons celle-là en bon ordre. Pour nos armées de terre, de mer, de l’air, il n’y a point, là, de problème. Jamais elle ne furent plus ardentes, plus habiles, plus disciplinées. L’Afrique, l’Italie, l’Océan et le ciel ont vu leurs forces et leur gloire renaissantes. La terre natale les verra, demain, pour la nation qui se bat, les pieds et les poings liés contre l’oppresseur armé jusqu’aux dents. Le bon ordre dans la bataille exige plusieurs conditions. La première est que les consignes données par le gouvernement français et par les chefs français qui l’a qualifiés pour le faire à l’échelon national et à l’échelon local soient exactement suivies. La seconde est que l’action menée par nous sur les arrières de l’ennemi soit conjuguée aussi étroitement que possible avec celle que mènent de front les armées alliées et françaises. Or, tout le monde doit prévoir que l’action des armées sera dure et sera longue. C’est dire que l’action des forces de la Résistance doit durer pour aller s’amplifiant jusqu’au moment de la déroute allemande. La troisième condition est que tous ceux qui sont capables d’agir soit par les armes, soit par les destructions, soit par leurs renseignements, soit par le refus du travail utile à l’ennemi ne se laissent pas faire prisonniers. Que tous ceux-là se dérobent d’avance à la clôture ou à la déportation. Quelles que soient les difficultés, tout vaut mieux que d’être mis hors de combat sans combattre. La bataille de France a commencé. Il n’y a plus, dans la nation, dans l’empire, dans les armées, qu’une seule et même volonté, qu’une seule et même espérance. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes, voici que reparaît le soleil de notre grandeur !

      #7649
      webmasterwebmaster
      Maître des clés

        En ce 14 juin les combats continuent et dans l’espace libéré, intervient un discours qui deviendra clef dans le rapport entre la France et les Alliers. trouvez ci joint le discours du général de Gaulle à Bayeux, 14 juin 1944

        « Nous sommes tous émus en nous retrouvant ensemble, dans l’une des premières villes libérées de la France métropolitaine, mais ce n’est pas le moment de parler d’émotion. Ce que le pays attend de vous, à l’arrière du front, c’est que vous continuiez le combat aujourd’hui, comme vous ne l’avez jamais cessé depuis le début de cette guerre et depuis juin 1940. Notre cri maintenant, comme toujours, est un cri de combat, parce que le chemin du combat est aussi le chemin de la liberté et le chemin de l’honneur.

        C’est la voix de la mère patrie. Nous continuerons à faire la guerre avec nos forces de terre, de mer et de l’air comme nous la faisons aujourd’hui en Italie, où nos soldats se sont couverts de gloire, comme ils le feront demain en France métropolitaine. Notre empire, entièrement rassemblé autour de nous, fournit une aide énorme. Nous combattrons pour la France avec passion, mais aussi avec raison.

        Vous qui avez été sous la botte de l’ennemi et avez fait partie des groupes de Résistance, vous savez ce qu’est cette guerre. C’est une guerre particulièrement dure, cette guerre clandestine, cette guerre sans armes. Je vous promets que nous continuerons la guerre jusqu’à ce que la souveraineté de chaque pouce de territoire français soit rétablie. Personne ne nous empêchera de la faire.

        Nous combattrons aux côtés des Alliés, avec les Alliés, comme un allié. Et la victoire que nous remporterons sera la victoire de la liberté et la victoire de la France. Je vais vous demander de chanter avec moi notre hymne national, la Marseillaise. »

        Général de Gaulle, Bayeux, 14 juin 1944

        #8096
        webmasterwebmaster
        Maître des clés

          comme vous le suivez depuis 3 mois l’image de la page d’accueil suit les evenements du débarquement et la campagne de France. c est aussi notre petite attention a cet évènement passé. et donc en ce début Juillet la percé n’a pas lieu et l’ensemble des troupes, materiels s agglutine dans un espace réduit occasionnant une organisation de circulation et de coordination……

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